Pleyel période chopin modèle 7 barres 220cm 1836

PIANO À QUEUE PLEYEL 220 CM 1836

Marque : PLEYEL
Modèle : Queue 1836
Taille  : L 220 cm – l 123 cm
Facture : Cordes parallèles, 3 cordes, cadre serrurier à 3 barres vert d’origine + 4 barres en dessous de la table, queue ronde
Mécanique : Anglaise
Clavier : 6 oct 1/2 D0-fa, en ivoire et ébène d’origine
Ébénisterie : Placage acajou de Cuba moiré
Finition : Vernis au tampon traditionnel
Style : Piano français, romantique CHOPIN
État actuel : D’époque, non jouable
Temps de restauration : 700 h~
Prix restauré : Prochainement disponible


Piano à queue PLEYEL en acajou de Cuba moiré de l’époque F.CHOPIN 1836

Splendide témoignage de l’âge d’or du romantisme parisien, cet instrument d’exception de 1836 incarne la quintessence du savoir-faire de la maison Pleyel. Long de 220 cm, ce piano à queue à « queue ronde » arbore une caisse somptueuse en placage d’acajou de Cuba moiré, complétée par sa fausse table d’origine également en acajou. Le meuble conserve la fermeture en trois points de son grand couvercle, agrémentée de magnifiques fermoirs en bronze doré minutieusement sculptés.

Sur le plan de la facture instrumentale, il dispose d’un clavier d’origine de 6 octaves et demie (du Do au Fa) d’une élégance rare, aux touches garnies d’ivoire et d’ébène. Sa structure est soutenue par un puissant cadre « serrurier » métallique à 7 barres savante combinaison de 3 barres de renfort disposées au-dessus de la table d’harmonie et 4 barres sous la table. Un chef-d’œuvre de lutherie piano, associant la richesse mielleuse des timbres romantiques à une mécanique d’une finesse incomparable.

L’intimité créative : Frédéric Chopin et la poétique des pianos Pleyel

Lorsqu’il s’installe à Paris au début des années 1830, Frédéric Chopin trouve en Camille Pleyel non seulement un éditeur et un ami dévoué, mais surtout le révélateur acoustique de sa pensée musicale. L’esthétique sonore des pianos Pleyel de cette décennie caractérisée par une attaque d’une extrême délicatesse, une mécanique légère et un timbre clair, presque vocal correspond parfaitement à la recherche de nuances et au toucher aérien du compositeur polonais.

« Quand je suis en disposition et assez fort pour trouver mon propre son à moi, il me faut un piano de Pleyel », confiait-il. Contrairement aux instruments de concert plus puissants de l’époque, le piano Pleyel des années 1830 n’imposait pas sa force : il répondait à la moindre inflexion du doigt, permettant à Chopin d’étendre son art du rubato et de la cantilène dans le cadre intime des salons parisiens. Les instruments produits en 1836 témoignent précisément de ce moment charnière où la facture Pleyel s’est façonnée en symbiose totale avec le génie du poète du piano.

Frédéric Chopin 1836 - Piano des Charentes
Frédéric Chopin 1836 peinture réalisée par sa fiancée Maria Wodzińska – Extrait de partition originale polonaise OP. 53
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